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À MONT DE L'IF (76)

Alertés de l'état alarmant d'une jument, ayant pouliné deux jours plus tôt, parquée dans un tout petit terrain et souffrant d'un grave manque d'alimentation, notre délégué ne peut que constater, à son arrivée, l'état de maigreur extrême de l'animal.

Dans l'urgence il fait toutes les démarches auprès de la gendarmerie et du vétérinaire.

Dès le lendemain, suite à la plainte que nous avons déposé, le Procureur ordonne le retrait de la jument et son poulain, qu'il confie aux bons soins du CHEM. Notre délégué organise l'enlèvement qui s'avèrera difficile car le propriétaire opposera une franche résistance, et accueille chez lui les deux animaux.

La jument avait été déchirée pendant le poulinage et n'avait reçu aucun soin, la plaie était purulente. Dès son arrivée elle a reçu les soins dont elle avait besoin et peut désormais s'occuper en toute sérénité de son poulain sans avoir à souffrir du manque de nourriture.

Une plainte est déposée.
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 16:59

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À BARISEY-AU-PLAIN (54)

Notre enquêtrice est contactée au sujet d'un cheval en permanente divagation et laissé sans soins par son propriétaire.

Les employés d'une société proche du « parc » du cheval le nourrissent comme ils peuvent. D'une superficie de quelques dizaines de mètres carré seulement, son bout de terrain est encombré de ferrailles et de tout un tas d'autres objets dangereux pour lui.
Le propriétaire possède également trois chiens Terre-Neuve, qui divaguent eux aussi en quête de nourriture.

Excédé par cette affaire, le Maire de la commune sollicite notre aide. Il va déposer plainte auprès des services de Gendarmerie, qui sollicitent à leur tour les Services Vétérinaires. Et là... miracle ! Tout va bien !

Nous recevons copie du courrier adressé au propriétaire suite à cette visite de contrôle.
Extrait : « ... Il a été constaté la présence d 'un équidé dans un enclos situé au fond de votre jardin. Ce parc est délimité par une clôture grillagée haute de 2 mètres qui le rend hermétique. Ce terrain offre une surface limitée mais suffisante pour que l'animal puisse exprimer ses comportements normaux, cependant l'abri auquel l'animal peut accéder ne présente plus de toiture ; il n'en subsiste qu'une tôle ondulée galvanisée prête à s'envoler en cas de coup de vent... ».

Le cheval est aperçu divaguant sur la commune plusieurs jours de suite, avant de disparaître. Quant aux chiens, enfermés à la cave, impossible de savoir dans quelles conditions ils sont détenus et quel est leur état.

Une plainte est déposée.
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:01

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À MAUPERTHUIS (77)

À 17 heures, une déléguée de la Fondation Assistance aux Animaux nous contacte pour solliciter notre aide. Elle est près d'une ânesse suitée couchée au milieu de son pré, squelettique. La nuit tombe vite et il fait très froid. Cette personne a déjà fait le plus gros du travail et elle accepte de rester sur place, le temps pour nous de solliciter la Police, un vétérinaire et de trouver un enquêteur en urgence.

Notre déléguée étant déjà intervenue dans ce secteur, elle connaît quelques personnes compétentes au commissariat, qu'elle contacte. Une patrouille se rend sur place immédiatement. Les pompiers, appelés par la Fondation, sont déjà là. Enfin, un vétérinaire arrive, et rapidement indique l'urgence à apporter des soins à cette ânesse. Nos enquêteurs arrivent sur place aux alentours de 19 heures. Le propriétaire d'une écurie voisine accepte de mettre un box à disposition et de s'occuper des soins. L'ânesse est portée dans un van, mais au moment de partir, son propriétaire arrive... Il s'oppose à ce que son ânesse soit déplacée, même à quelques mètres de là, pour y être soignée. Il explique à la Police qu'elle est tout simplement fatiguée et qu'elle se repose.

À noter que ce monsieur possède plusieurs box à proximité, dans lesquels il n'a pas jugé nécessaire de mettre l'ânesse à l'abri. Il a tout de même appelé un vétérinaire, venu à 13 heures le même jour, lequel s'est contenté de faire une piqûre à l'ânesse et de demander au propriétaire de la rentrer. Il faut savoir que celle-ci était couchée depuis déjà 3 jours.
Les heures passent et le ton monte tandis que l'ânesse gît dans le van, mais le propriétaire ne change pas d'avis. Les pompiers non plus. Ils n'ont pas l'intention de remettre l'animal dans le champ et de repartir comme ils sont venus. Le propriétaire de l'écurie voisine vient en renfort et s'engage auprès du propriétaire à soigner l'ânesse .

À 22 heures, enfin, le propriétaire accepte et cette pauvre ânesse, accompagnée de son ânon, est transportée par les pompiers dans un box plein de paille où les soins peuvent enfin lui être prodigués. Plusieurs personnes de l'écurie vont se relayer pendant 3 jours, 24 heures sur 24. L'ânesse est perfusée en permanence, nourrie et abreuvée régulièrement. Elle se bat, tente de se relever à de multiples reprises. Dès qu'elle entend du bruit dans l'écurie, elle appelle ses nouveaux amis.

Sa volonté de vivre et l'attention permanente de ses sauveurs ne suffiront malheureusement pas. Elle mourra le troisième jour.

Entre temps, le Parquet de MEAUX a délivré une ordonnance de placement au commissariat de COULOMMIERS, confiant au CHEM l'ensemble du troupeau, un mâle, une ânesse suitée d'un ânon de 2 mois, une ânesse gestante, et, enfin, l'ânesse mourante et son ânon.

Tout juste 10 jours plus tard, l'ânesse gestante donnera naissance à son petit.

Une plainte est déposée.
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:02

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AU BOIS HELLAIN (27)

Une personne nous contacte pour nous signaler l'état déplorable d'un cheval. L'animal était au pair chez elle avant de partir en retraite au mois de septembre 2004 chez ses propriétaires, après plusieurs années de bons et loyaux services.

Les propriétaires possèdent un magnifique domaine, mais le cheval ne bénéficie que d'un petit bout de terrain, car l'ensemble des terres est loué...
Il est squelettique : voici 4 mois qu'il a quitté son box douillet et qu'il ne sait plus ce qu'est un « bon repas ». Il partage sa vie avec deux poneys, dont l'état est également très limite. Les propriétaires menacent de le faire piquer, n'ayant pas les moyens de le remettre en état. Les menaces ne faisant pas baisser les bras de la signalante, les propriétaires passent au plan B et vont cacher le cheval à quelques kilomètres de là.

Une balle de foin lui est déposée. Il n'est pas difficile de mesurer la valeur de la bête à leurs yeux et à ceux de ses nouveaux gardiens : nous sommes au mois de janvier, il fait très froid et dans son nouveau pré, il dispose d'un abri dans lequel il ne peut pas rentrer car la balle de foin occupe toute la place.... En effet, il ne faudrait pas que le foin s'abîme !

Notre enquêtrice se rend sur place en compagnie d'un vétérinaire, des gendarmes et de la signalante. Les gendarmes contactent les Services Vétérinaires, qui se déplacent rapidement et nous indiquent qu'ils envisagent sérieusement de retirer le cheval. Et puis plus rien.

Un courrier est expédié aux propriétaires, dans lequel ils sont mis en demeure de justifier de l'état du cheval sous 15 jours, et de lui apporter les soins dont il a besoin. Ce qu'ils ne feront que le dernier jour de l'ultimatum posé par les Services Vétérinaires.

Le vétérinaire mandaté par eux ne constatera rien de bien dramatique et indiquera qu'il « a revu les doses » d'aliments à donner. (C'est vrai, il y avait un sac de floconné sur place : il était quasiment plein, d'ailleurs. Mais ce sac était là depuis 15 jours, offert par une personne ayant eu pitié du cheval.) Il précise que le cheval souffre d'un amaigrissement probablement lié à un problème d'alimentation ; apparemment il n'en est pas sûr...

Les Services Vétérinaires, quant à eux, ont estimé que, les propriétaires ayant fait preuve de bonne volonté, il n'est pas nécessaire de leur retirer le cheval.

Une plainte est déposée.
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:04

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À VALLIERES-LES-GRANDES (41)

On nous signale un percheron à l'abandon : il est maigre et a une grave blessure à un postérieur.

Un vétérinaire atteste qu'il s'agit d'une fracture ouverte, vieille d'au moins un mois, et que l'animal n'a reçu aucun soin. Aucune chance de guérison. Le vétérinaire atteste également que la plaie est surinfectée et qu'il n'y a aucune autre solution que d'endormir l'animal, car il n'est pas difficile d'imaginer ce qu'endure ce pauvre cheval.

On contacte les services vétérinaires afin qu'ils se rendent sur place ; le vétérinaire et la Gendarmerie sont également sollicités par nos soins. Le propriétaire avait été entendu par les gendarmes quelques jours plus tôt et avait déclaré que la plaie était en voie de guérison... Explication apparemment suffisante pour ces derniers.

Pourtant, ce monsieur est connu et reconnu pour être un rustre notoire. Il détient en outre une quarantaine de percherons et plusieurs bovins. Nous avons en conséquence dû prendre sur nous de mandater le vétérinaire pour qu'il endorme le cheval, face à l'inertie des autorités compétentes.

Histoire qui reflète clairement la régression de la réactivité de ces autorités et de leur velléité à assurer l'application des textes de lois concernés. Malgré l'attestation d'un vétérinaire et surtout l'évidente souffrance de l'animal, rien ne se passe !...

Sans notre intervention, le cheval serait toujours là, dans son pré, à attendre... une mort lente, mais certaine.

Une plainte est déposée..
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:06