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À MAREUIL-SUR-AYE (51)

Un troupeau de poneys et de chevaux en mauvais état est signalé à notre déléguée locale.

Sur place, celle-ci découvre principalement des juments gestantes, l'ensemble des animaux étant maigres, certes pas dans un état de maigreur extrême, mais à l'approche de l'hiver, nous pouvons à juste titre nous inquiéter de leurs conditions de vie...

En outre, aucun d'entre eux n'est identifié, alors que le propriétaire en fait commerce. Les gendarmes, très compréhensifs, viennent constater par eux-mêmes l'état des animaux. Le propriétaire est mis sur le champ en demeure de faire venir un vétérinaire et d'alimenter correctement ses animaux.

Les animaux sont alors identifiés immédiatement et réalimentés sur conseil du vétérinaire. Les gendarmes continuent de surveiller le troupeau. Espérons que cette action aura suffi...

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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:15

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À CHAMPFLEURY (10)

Trois poneys sont signalés à notre déléguée locale comme étant enfermés en permanence.

Celle-ci ira constater les faits et trouvera les poneys en parfait état, si ce n'est qu'ils ont tous les trois les pieds en babouche. Enfermés depuis plusieurs années... ils sont sauvages !

Le propriétaire en fera don spontanément au CHEM après les avoir fait identifiés.

Joëlle viendra chercher les trois sauvageons, qui découvrent alors le monde extérieur avec beaucoup de peur... Aucun n'a le moindre sou de méchanceté et le retrait se passe pour le mieux. Joëlle les emmène chez elle où ils seront castrés, pour les deux entiers, parés et sociabilisés.

Ils évoluent très vite et ont déjà trouvé refuge dans des familles d'accueil.

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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:16

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À MARIONS (33)

Une fin d'été bien démoralisante... Un email nous relate le cas de deux chevaux enfermés dans un bâtiment depuis plusieurs mois et privés de nourriture

Aux dernières nouvelles, il y aurait aussi un âne, encore vivant ou mort, nous l'ignorons, car la personne qui nous signale l'affaire prétend ne plus l'entendre braire. Les clichés joints au mail ne laissent pas de place au doute quant à l'extrême détresse de ces animaux et au manque d'alimentation dont ils souffrent.

Nous contactons Nadine et Jacky afin qu'ils se rendent à la Gendarmerie pour tenter d'y obtenir l'autorisation de pénétrer dans le bâtiment. L'écoute et la sensibilité du gendarme qui les entend feront qu'ils obtiendront l'après-midi même l'autorisation de perquisition et de retrait des animaux. Un vétérinaire est également requis sur le champ.

Sur les lieux, c'est la consternation pour tout le monde, et la justification du mail et de la démarche de nos délégués. Les animaux sont enfermés dans un bâtiment aux portes cadenassées. La propriétaire est sommée de les ouvrir, ce à quoi elle obtempère en déclarant néanmoins : « ...j'en ai rien à foutre des chevaux, ils n'ont qu'à crever. ».

Et on peut dire qu'elle a tout fait pour que cela arrive. Derrière l'entrée, l'un des chevaux gît par terre, agonisant. Le vétérinaire l'endort très rapidement. Il déclarera dans son certificat : « ...c'est un squelette vivant ! ». L'autre cheval, toujours debout – on se demande comment –, est emmené. L'âne, qui en fait s'avère être une ânesse, est détenue dans une autre partie du bâtiment : elle aussi est toujours vivante, mais dans un état de maigreur très avancé. Elle est emmenée également

Les trois animaux sont âgés de quatre ans. Une chaîne de solidarité se met immédiatement en place et un lieu d'accueil attend déjà les deux survivants à quelques kilomètres de leur mouroir.

Ces derniers sont fortement déshydratés. L'état de dépérissement physique du cheval est si important, et son état de faiblesse est tel, que dix jours de soins très intensifs ne suffiront pas à l'empêcher de se coucher, avant qu'il ne soit plus capable de se relever. A ce jour, seule l'ânesse est tirée d'affaire et reprend doucement des forces...

Nous avons demandé à la Fondation Assistance aux Animaux de se joindre à nous dans cette affaire, afin que le martyr de Jimmy et de Browny, sciemment privés de nourriture jusqu'à la mort, ne reste en aucun cas impuni.

En effet, et fort malheureusement, la Gironde n'est pas un département très sensible à la cause animale. Ces bêtes n'ont été que des objets, achetés par caprice. Cette dame, aux paroles si éloquentes, considérait avoir le droit de mort sur eux, et l'exerçait de manière cruelle, lente, avec une détermination évidente et affichée.

Il n'est pas concevable à notre époque que nos hommes de loi tolèrent sans « broncher » que de tels actes de cruauté soient perpétrés, au mépris de la plus infime démonstration de respect du règne animal, et, surtout, sans le moindre remords.

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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:18

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À MERY-SUR-CHER (18)

Nos délégués locaux nous signalent une jument squelettique, couchée, et suitée d'un poulain d'un mois.

Ils sont parqués dans un minuscule terrain. Couchée en permanence, la mère est pleine d'escarres et ne peut allaiter son poulain. Alertée par nos soins, la Gendarmerie interroge le propriétaire et lui demande de justifier de l'état de sa jument. Ce dernier déposera dès le lendemain en Gendarmerie un certificat établi par un vétérinaire ayant vu la jument seulement une fois, et où il déclare que celle-ci est « sous traitement ». En réalité il n'en est rien.

La jument a pouliné le 1er mai et a fait une fourbure le lendemain. Le vétérinaire en question, lui, l'a vue trois semaines après. Une fois de plus confrontés à l'inertie des autorités qui s'en tiennent à ces déclarations et documents, nous décidons de ne pas en rester là. Nous proposons au propriétaire une offre d'achat qui ne se fait pas prier pour l'accepter, trop content à l'idée de gagner de l'argent sur le dos de cette pauvre jument. Il est inconcevable que nous la laissions mourir à petit feu, et même si les chances de la sauver sont faibles, elle mérite que l'on tente le coup.

Jean-Louis, Anne-Marie et Louise vont s'occuper d'alimenter le poulain en attendant le dénouement de cette affaire. Ils vont « négocier » l'achat avec le propriétaire et vont se charger eux-mêmes du rapatriement des deux animaux chez eux.

Plusieurs semaines de soins s'en suivent, mais le niveau d'évolution de la fourbure à notre première intervention et donc les soins trop tardifs ne sont pas pour jouer en faveur du rétablissement de la jument. IMAGE ne se lève plus du tout, et avant toute chose, elle souffre.

Le vétérinaire qui la suit depuis son retrait est catégorique, selon lui elle va perdre ses sabots. Inutile de lui infliger plus de souffrances qu'elle n'en a déjà endurées ; nous la faisons endormir avec la mince consolation qu'elle aura au moins connu des moments plus doux, entourée d'êtres attentionnés et aimants.

Il reste son poulain qui se porte bien.

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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:20

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À BONNEVILLE-LA-LOUVET (14)

Nous sommes contactés par la Gendarmerie à propos de 4 chevaux à l'abandon dans un pré : deux percherons entiers, un double poney entier et un cheval de selle hongre

Ils ne sont pas franchement en mauvais état car ils disposent d'un grand pré encore pourvu d'herbe, mais sont souvent en divagation.

Les gendarmes décident de prendre les devants par une mesure de sauvegarde, confiant les chevaux au CHEM avant qu'ils n'aient à souffrir de l'hiver qui approche.

Apparemment, l'année dernière, les quatre animaux avaient manqué de nourriture : le propriétaire habite en région parisienne et ne viendrait que rarement s'occuper de ses chevaux...

Dans quel but détient-il malgré tout quatre équidés ? Nous nous posons la question !

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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:21