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À LORRIS (45)

LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE !

Quelle joie quand Noël arrive ! Les préparatifs pour le réveillon, l'achat des cadeaux,... En principe !

Il n'en est pas de même pour tout le monde. Un bien triste réveillon pour nous-même, en effet. Même s'il n'était pas prévu de faire une fête à tout casser, nous nous serions pourtant bien passé de vivre une telle journée, justement, ce jour là.

Un profond sentiment de tristesse qui s'est vite transformé en colère. Même si notre quotidien au sein de l'association nous oblige à être confrontés à une misère animale souvent insoutenable pour nous, pour éviter de s'épuiser il nous faut faire abstraction de notre colère et de tous nos sentiments, pour pouvoir faire avancer sereinement cette cause que nous avons choisi de défendre. Or, il y a des fois où s'en est trop, des fois où cela devient une épreuve que de réprimer ces sentiments de colère qui nous animent en premier. Nous ne nous ferons jamais à la cruauté dont sont capables ces "êtres humains".

Voici donc le récit de notre journée du 24 décembre 2003 :
Nous sommes contactés par une dame qui prête gracieusement un pré à une connaissance. La propriétaire du pré est exaspérée d'avoir des animaux maigres à sa porte. Nous connaissons cet endroit pour y avoir placé des chevaux il y a quatre ans, chevaux que nous avons repris en très mauvais état un peu plus d'un an plus tard. A signaler que lors de leur placement tous les critères étaient réunis pour que ceux-ci soient hébergés dans de parfaites conditions. Le lendemain même du retrait de nos chevaux, cette personne s'était empressée de racheter deux poneys. Pendant plusieurs mois nous avions assuré une surveillance régulière et tout semblait bien se passer.

A notre arrivée, nous découvrons une pouliche "cachectique", couchée, ou plutôt tombée à l'endroit où ses dernières forces l'ont abandonné. Je la crois morte, mais ses yeux bougent encore, juste ses yeux qui suivent péniblement mes mouvements. Le vétérinaire qui nous accompagne n'en croit pas ses yeux. Nous appelons les gendarmes afin qu'ils viennent constater... Les deux gendarmes qui arrivent quelques minutes après mon appel eux aussi sont choqués par ce qu'ils découvrent et expriment leur écoeurement. Ils restent près d'une heure et n'hésitent pas à aider. Le vétérinaire est pessimiste mais tout est mis en oeuvre pendant deux heures pour tenter de la sauver.

Après la première perfusion nous avons une lueur d'espoir. Elle tente de se relever et nous l'aidons à se repositionner "en vache". Les gendarmes et le vétérinaires s'en vont. Il est 16 heures. Pour notre part nous restons pour passer la deuxième perfusion. La pouliche réussit finalement à se lever, fait trois pas et retombe. Elle reste couchée en vache et son oeil est meilleur qu'à notre arrivée. Elle boit et tourne la tête pour suivre nos mouvements.

Dès notre arrivée nous lui avons installé un lit de paille et l'avons recouverte de deux couvertures polaires pour la réchauffer. A 18 heures nous la laissons pour aller chercher des médicaments chez le vétérinaire et nous revenons pour la perfuser de nouveau. Nous la quittons à 23 heures en espérant vraiment qu'elle tienne le coup car nous lui faisons la promesse de lui offrir une vie meilleure, une vraie vie de poulain.

Nous apprenons qu'en fait, le double poney qui est avec elle, est son père, rescapé des deux poneys achetés deux ans auparavant. La propriétaire des animaux avait en fait acheté deux poneys qui étaient frère et soeur. Le mâle, entier à l'époque, avait sailli sa soeur qui est morte il y a quelques mois et l'on se doute dans quelles conditions..., et donc nous nous retrouvons là, au chevet de leur fille ! C'est le jeu des sept familles version misère et mauvais goût.

Comment peut-on, ne serait-ce que comprendre cette personne qui achète des poneys et ne les soigne pas, qui les laisse se reproduire alors qu'il est tellement simple de l'éviter, d'éviter que naisse cette pouliche qui vivra un an de misère et de manque, et qui mourra dans des conditions insoutenables ? Rien ne peut excuser ou expliquer une telle irresponsabilité et une telle cruauté.

D'ailleurs elle n'est pas venue ce 24 décembre 2003, ni le 23, ni même le 25, et ce n'est pas faute d'avoir été mise en demeure par la propriétaire du pré de mieux s'occuper de ses animaux. Nous savons qu'elle est passée en coup de vent le samedi 20 décembre, qu'elle a vu sa pouliche à peu de choses près dans l'état où vous la montre ces photos et qu'elle a simplement dit "qu'elle mourrait comme sa mère", et elle est repartie, la laissant à son agonie.

De toute évidence, tout cela ne l'empêche pas de vivre tranquillement et elle est certainement trop occupée à préparer son réveillon pendant que nous sommes là, à essayer de sauver la vie de sa pouliche, à essayer de réparer ses erreurs et surtout, à subir ce qui nous fait horreur. Nous n'avons plus envie de fêter Noël. D'ailleurs, un seul cadeau nous aurait fait plaisir : la sauver.

Ce matin, notre petite protégée est partie vers un monde meilleur. Notre tristesse est un peu soulagée par la certitude qu'elle galope dans de verts pâturages où jamais, non plus jamais, elle ne croisera d'êtres humains,... ni ne souffrira.

Une plainte pour sévices graves et abandon est déposée.
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:31

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À SOUVIGNY (03)

Un troupeau de 13 ânes parqués sur 2 hectares, nous est signalé

La majorité d'entre eux sont maigres. Ils ont les pieds longs. Ils n'ont pas à boire depuis plusieurs jours et les voisins interrogés nous signalent que le propriétaire ne passe que très rarement. Les ânes sont attroupés devant leur abreuvoir vide.

Notre enquêtrice sollicitera dans un premier temps les Gendarmes afin qu'ils l'accompagnent pour mettre à boire. Ceux-ci refuseront. Elle se tournera alors vers la Mairie. La première adjointe du Maire l'accompagnera.

Aucun de ces ânes n'est identifié, le propriétaire en fait commerce, et l'on comprend aisément, au vu de leur état, les difficultés de ce dernier à les vendre. La Gendarmerie ne tiendra pas compte de ce défaut d'identification. Lors de son audition le propriétaire déclare : "Mes ânes sont normaux. Les ânes ne doivent pas être gras. Un âne est un animal qui vient des pays chauds et qui peut rester un ou deux jours au soleil sans boire. Les ânes ne craignent pas la chaleur."

Sans commentaires.

Une plainte est déposée
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:33

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À VERRIERE-LE-BUISSON (91)

Un élevage de Purs race espagnole et de Palominos n'ayant d'élevage que le nom, nous est signalé.

Ces personnes détiennent 18 chevaux et poulains dont 3 mourront entre le 22 août et le 15 septembre 2003, sans compter les multiples "évasions" des chevaux en quête de nourriture.

Notre agent ira constater les conditions de détention des équidés et leur état. Aucune trace de nourriture, les chevaux sont dans des paddocks en terre, mal clôturés et de surfaces très limitées. Les baignoires sont vides, les stocks de foin et d'aliments sont inexistants. Une pouliche d'un an, très maigre, en est réduite à manger du crottin. Une jument dont la maigreur est mal dissimulée par une "couverture" semble être la plus mal en point.

Le lendemain, notre agent rencontre les propriétaires afin de tenter de trouver des solutions pour améliorer rapidement le sort du cheptel. Et là, par miracle, à son arrivée aux paddocks, de grosses quantités de foins sont à la disposition des chevaux et les baignoires sont remplies. Cependant, la jument pie est couchée et très affaiblie. Le vétérinaire traitant ne laisse aucun espoir d'amélioration mais les propriétaires s'acharnent et refusent l'euthanasie. La jument mourra quelques jours plus tard.

Aucune discussion n'est possible, ces personnes n'admettent à aucun moment le défaut de soins et d'alimentation et encore moins l'état de maigreur des chevaux (nous vous laissons juges).

De plus ils refusent catégoriquement de diminuer leur cheptel, bien au contraire, ils comptent l'augmenter nous déclarant ouvertement leur intention de poursuivre l'élevage.

Après plusieurs interventions des Services vétérinaires et des mises en demeure restées sans effet, nous sommes sollicités pour prendre en charge les 5 équidés les plus mal en point, le délai imparti aux propriétaires pour prouver leur bonne foi et surtout pour amener des preuves matérielles qu'ils sont en mesure de garder et d'entretenir leurs chevaux dans des conditions acceptables, étant passé.

Nous serons escortés par deux personnes des Services vétérinaires et une brigade de Police pour effectuer le retrait dans de bonnes conditions. Restent à ce jour environ 10 chevaux dont l'état n'est pas critique pour certains et bon pour d'autres.

A signaler que parmi les équidés retirés, les 2 juments les plus maigres, dont une est suitée d'une pouliche de deux mois et l'autre a perdu récemment sa pouliche, sont de nouveau pleines.

Affaire à suivre.

Une plainte est déposée
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:34

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À SAINTE-FEYRE (23)

Cinq chevaux sont à l'abandon dans un pré dépourvu d'herbe.

Ils ne disposent d'aucun complément alimentaire.

Le vétérinaire constate qu'ils sont en très mauvais état d'entretien et que deux d'entre eux présentent un état de cachexie préoccupant.

Le propriétaire des chevaux, interrogé par les Gendarmes, déclare que ce sont de vieux chevaux (environ 20 ans) et qu'ils ne manquent de rien. Il dit n'avoir rien à se reprocher mais il s'empressera quand même de les déplacer.

Ce monsieur était propriétaire d'un centre équestre et détient encore chez lui 38 animaux. Notre agent continue de suivre cette enquête.

Une plainte est déposée.
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:35

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À MONTGERON (91)

Trois chevaux et un poulain sont parqués dans un pré.

Seul le poulain est en bon état.

Sa mère est très maigre (photo), les deux autres adultes ont les côtes bien apparentes.

Le propriétaire explique que sa poulinière est suivie pour une affection du pancréas, elle est âgée de 28 ans... mais elle fait de très beaux poulains.

Tout cela n'explique pourtant pas la maigreur des deux autres adultes.

Après une courte enquête, nous aurons confirmation que cette jument a effectivement été suivie pour un problème de pancréas, mais il y a plusieurs années...

Une plainte est déposée
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# Posté le samedi 06 janvier 2007 17:38